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À 15 ans, Guillaume Thomas est devenu le mois dernier le plus jeune bachelier de l'académie et a décroché une mention très bien. Il risque pourtant de redoubler sa terminale…

À l'heure où les nouveaux bacheliers profitent de longues vacances paisibles avant de faire leur grand retour sur les bancs des écoles et des universités, Guillaume Thomas est quant à lui drôlement préoccupé par son avenir. Ce jeune Monclarais n'a que 15 ans et vient de réussir une très belle performance : obtenir son baccalauréat, mention très bien en prime. «J'ai bossé dur pour y arriver, même si pendant l'année j'étais un peu en roue libre je me suis battu pendant les épreuves pour gagner cette mention» avoue Guillaume, appliquant de ce fait les principes de travail inculqués par ses parents.

S'il s'est tant démené c'est qu'il visait avec ambition les meilleures classes préparatoires aux grandes écoles de la région : Fermat à Toulouse, Camille Jullian à Bordeaux… Il rêve de l'Ecole Nationale Supérieure et ou de Polytechnique, et dans l'idéal souhaiterait se diriger vers le métier de chercheur. Il a postulé pour quatre classes préparatoires. Mais à sa grande surprise aucune de ses demandes n'a rencontré d'issue positive. Guillaume ne s'attendait «pas à être pris à Fermat, le niveau est bien trop haut. Et même si je plaçais la barre haute je n'aurais jamais atteint leur niveau d'excellence exigé. Par contre je suis déçu de ne pas avoir été retenu dans les trois autres. Certes je suis sur liste d'attente pour l'une d'entre elles, mais ça va être compliqué.» Outre la déception se pose la question : que faire et où aller à la rentrée ?

Guillaume était scolarisé jusqu'à présent au lycée montalbanais Pierre-Marie Théas, son ancien directeur Michel Grac lui est donc venu en aide en l'adressant au directeur du lycée Salièges de Balma afin d'y intégrer la classe préparatoire de physique, chimie et sciences de l'ingénieur (filière proche de sa voie de prédilection). L'établissement semble ravi d'intégrer le jeune Tarn-et-Garonnais à ses effectifs, mais le tarif annuel de l‘internat l'empêche pour l'heure d'envisager concrètement cette solution. Le CROUS de Toulouse prend en charge les frais d'inscription mais pas ceux de l'internat qui s'élèvent à 4 650 €. «Ma famille et moi n'avons pas les moyens de les assumer. Mon projet aurait été tout à fait réalisable avec la bourse dite d'aide au mérite (voir encadré ci-dessus) que les bacheliers titulaires d'une mention très bien recevaient habituellement. Je viens d'être informé qu'elle n'était plus distribuée alors que c'est dans cet espoir que je m'étais battu pour la mention» regrette Guillaume. Une dernière solution réside peut-être en l'aide financière que l'association des parents d'élèves du lycée pourrait lui apporter. Il attend donc la rentrée avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête, sans savoir s'il pourra se présenter au premier cours aux côtés de ses camarades. Si tel n'est pas le cas, il devra redoubler, espérant une mention meilleure encore l'année prochaine…

http://www.ladepeche.fr/article/2014/08/05/1929682-risque-redoubler-mention-tres-bien-bac.html

Guillaume, 15 ans, plus jeune bachelier de l'académie

Guillaume, 15 ans, plus jeune bachelier de l'académie

Tag(s) : #Deliquescence

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