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Avant 1789 et l’arrivée des ancêtres de Bernard-Henri Lévy, la France n’existait pas. Forcément puisque la République n’existait pas. Avant la Révolution, le territoire français était comme une sorte de vaste désert, un peu comme le désert palestinien, avec quelques forêts ça et là et des sangliers en lieu et place des chameaux, question de climat.

Avant cette magistrale découverte de la Francia incognita par les fiers aïeux de BHL, on y trouvait bien quelques individus de type néandertalien mais les malheureux n’avaient jamais été capables de bâtir le pays, trop occupés qu’ils étaient à tailler leurs pointes de silex.

La famille Lévy n’a cependant pas été seule à prendre en main la lourde tâche de construction et de civilisation de notre pays, pour ne pas dire d’évangélisation. En effet, les médias et les politiques nous rapportent avec toujours plus d’insistance que des savants et des architectes bâtisseurs sont venus d’Afrique pour ériger nos villes, des Mokhtar, des Oussama et des Fatoumata qui, paraît-il, étaient légion dans nos contrées, comme en attestent les listes de l’Etat Civil ci-dessous.

C’est donc à toutes ces valeureuses personnes que nous devons tous les progrès réalisés en seulement 225 ans, tandis que nos ancêtres « de souche » à la réputation de demeurés incapables, usant aux dire du célèbre philosophe de « réflexes » plus « que de réflexion », faisaient de la figuration avachis sur leurs dolmens à bayer aux corneilles les yeux hagards, un filet de bave leur coulant probablement du coin des lèvres en attendant qu’enfin la France républicaine sorte de terre.

On en est quasiment certains, les châteaux forts seraient l’œuvre collégiale de la famille de notre bien-aimé philosophe et des immigrés africains, de même que le Mont St Michel, si, si. Et les cathédrales également, grâce à l’expertise et au savoir-faire des célèbres Compagnons Blédards & Lévy du Devoir et du Tour de France. Ce serait eux encore qui auraient inventé l’école, la chevalerie, la démocratie, qui auraient créé la première chaire de chirurgie et les premières universités, qui auraient fait voler le premier avion, etc. Nous leur devons tout, tout, qu’on vous dit !

Notre fringant et si dévoué BHL, soutien inconditionnel des charmants Polanski et Strauss-Kahn, ne se lasse jamais d’évoquer les « juifs de France » ainsi que la « République de France », usant avec malice des deux termes chaque fois bien distincts l’un de l’autre pour signifier qu’il n’y aurait, selon lui, pas lieu de les mélanger. Pensez donc, lui, ce héros magnifique et toujours si propre, se métisser avec tout ce qui est « terroir, béret, bourrées, binious, bref, franchouillard ou cocardier », ces vils symboles triviaux d’une peuplade décidément trop arriérée, cela ne se peut, tellement ça lui est « étranger, voire odieux ». C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il se désole – tout comme Jacques Attali – de voir les juifs se fondre dans cette masse constituée par les descendants de Gaulois, les préférant à part, éloignés, protégés de nos miasmes.

Avec cette emphase qui lui est propre et que nous aimons tant, il évoque les juifs dans leur ensemble et s’exclame dans une spontanéité déconcertante « cette république est leur œuvre ! », offrant à Alain Soral un orgasme inespéré.

Est-ce à dire que BHL accuseraient les juifs de l’accouchement dans le sang des belles valeurs républicaines ? La loi d’anéantissement de la Vendée votée en août 1793, la création de tanneries de peaux humaines des suppliciés pour en faire des vêtements ou pour relier des exemplaires de la toute nouvelle Constitution ? Ou encore la paternité du génocide vendéen résumé en ces quelques lignes : « Il n’y a plus de Vendée. Elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Plus de Vendée, citoyens républicains, je viens de l’enterrer dans les marais et dans les bois de Savenay, suivants les ordres que vous m’avez donnés [...]. J’ai écrasé les enfants sous les sabots des chevaux, massacré les femmes [...] et n’ai pas un prisonnier à me reprocher, j’ai tout exterminé » ?!*

Mais que veut dire BHL ?

Peut-être évoque-t-il l’état de la République actuel, là en 2014, dont effectivement il y a tout lieu d’être fier, ça ne fait pas de doute. Notre pays ne s’est d’ailleurs jamais aussi bien porté et tout un chacun peut s’en réjouir. La République a baissé le niveau scolaire pour le bien de tous suivant son principe du tout égalitaire, elle a permis que les Français puissent voter par référendum afin de choisir leur destin, elle a ouvert ses portes au monde entier afin que nos chômeurs se sentent moins seuls dans leur galère, elle a permis aux garçons de porter enfin des jupes, elle a remplacé les rois dépensiers et mégalos par d’honnêtes dirigeants ne dilapidant pas l’argent public, elle a éliminé du circuit les curés mangeurs de cochons pour les remplacer très avantageusement par des imams égorgeurs de moutons, etc. Nous y avons tout gagné.

Notre génial philosophe, l’homme aux 1 400 entrées pour son chef-d’œuvre cinématographique le Serment de Tobrouk, a su intelligemment exporter ses idéaux en Bosnie, au Kosovo, en Lybie, en Afghanistan ou encore en Irak où, particulièrement visionnaire, il a compris avant tout le monde que les armes de destruction massive justifiaient une guerre immédiate…

Pour en revenir à ses aïeux, comment ne pas parler de son auguste papa à Bernard-Henri, André, celui qui a légèrement élagué des forêts africaines pour en récupérer des bois précieux, celui de qui les employés disaient qu’ils étaient traités en « esclaves », payés de manière très ponctuelle. Celui pour qui, alors que la faillite menaçait, son fiston avait obtenu un prêt public à un tarif préférentiel pour lequel s’était engagé Laurent Fabius, avec la bienveillance attentive de François Mitterrand. BHL, dans une volonté de discrétion qui l’honore, criait à la cabale et à l’injustice quiconque avait le mauvais goût de protester contre ce passe-droit. A la suite de ces péripéties, la Becob avait été rachetée par le lepéniste François Pinault, la caution « chemise brune » financière et amicale de BHL.

Pour tous ces bienfaits communément reconnus, il est évident qu’il nous faut remercier avec reconnaissance et émotion la participation active de BHL et de sa famille, sans oublier les savants, les techniciens et autres intellectuels blédards, pour tout ce qu’ils ont fait pour la France et la République. Sans eux, les descendants de Gaulois arriérés et incultes que nous sommes auraient sans doute continué à végéter encore des millénaires dans leurs huttes, qui sait…

Caroline Alamachère

* François-Joseph Westermann, général de l’armée républicaine.

http://www.fdesouche.com/511149-bernard-henri-levy-appelle-les-juifs-de-france-a-ne-pas-quitter-cette-republique-est-leur-oeuvre

http://ripostelaique.com/sans-les-aieux-de-bhl-et-les-immigres-nous-serions-encore-a-lage-de-pierre.html

Sans les aïeux de BHL et les immigrés, nous serions encore à l’âge de pierre
Sans les aïeux de BHL et les immigrés, nous serions encore à l’âge de pierre
Tag(s) : #Anti-France

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