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Décidément, l’art aura fait couler beaucoup d’encre cette semaine, sans doute parce que les nouvelles plus importantes sont si catastrophiques qu’il convient de détourner l’attention.

Après une polémique attendue concernant cette espèce de Goudgouz pathétiquement revisité et finalement déconnecté de sa soufflerie par un petit malin ne goûtant pas la blague, François Hollande, passablement énervé par l’indélicatesse crasse, pour ne pas dire le racisme des Français, a cru bon de faire savoir au peuple qu’il entendait ne pas le soutenir, préférant soutenir le scatophile Mc Carthy. Selon lui, ledit Mc Carthy aurait été « souillé dans son œuvre ». Avec un objet anal forcément, l’affaire était risquée. « Nous devons toujours respecter le travail des artistes » a t-il dit. Mais comment est-on censé réagir quand lesdits « artistes » décident de s’installer chez vous en plantant sans votre autorisation leur mobilier personnel au milieu de votre salon ou de votre place Vendôme ?

François Hollande semble apprécier l’art anal et le revendique auprès de ses très très riches amis de la Fondation Louis Vuitton, loin, très loin des gueux que nous sommes à ses yeux, allant jusqu’à fustiger ceux qui n’en goûtent guère l’apport esthétique planté au beau milieu de la prestigieuse place parisienne, au nez et à la barbe de Napoléon, dans une sorte de gros doigt d’honneur porté à son impériale personne.

N’hésitant pas à insister lourdement sur notre incapacité à nous mettre à quatre pattes devant l’Autre paré de toutes les qualités et forcément merveilleux comparativement à nous, il nous a fait comprendre la petitesse de notre esprit : « La France n’est plus elle-même quand elle est recroquevillée, quand elle est tourmentée par l’ignorance, par l’intolérance ». Contester l’esthétisme douteux d’un sextoy en plastique rempli d’air imposé à la vue de tous serait donc un signe d’ignorance tourmentée et d’intolérance. A l’ère d’une chasse aux sorcières envers ceux qui n’émettent pas les bonnes opinions, l’accusation d’intolérance a de quoi faire sourire.

A l’opéra Bastille c’est une autre forme d’art, plus académique, qui se donnait à voir et à entendre avec une représentation de la Traviata lorsqu’une niqabée entièrement auto-stigmatisée par son voile masquant s’est introduite dans l’assistance. Des choristes citoyens soucieux du respect des lois ont alerté la direction, réclamant leur droit à ne pas jouer si la contrevenante restait.

Esther Benbassa, avec ce sens de l’à propos qui la caractérise, a qualifié l’éviction de la niqabée de « manque de courtoisie », histoire d’inverser les choses. Car tout de même, c’est bien cette femme en voile intégral qui a manqué de courtoisie en refusant de montrer son propre visage quand elle-même avait accès au visage des autres.

« Les choristes sont payés pour chanter pas pour contrôler » s’énerve Mme Benbassa qui oublie que ces choristes sont accessoirement aussi des citoyens et que comme tout un chacun ils ont le droit de réclamer le respect des lois de leur pays, si les élus ne sont pas disposés à le faire, ainsi que le respect envers eux-mêmes. Car rester couverts devant autrui relève tout simplement de l’impolitesse. On se souviendra que dans les quelques procès impliquant des auteurs de notre journal, il s’est trouvé à plusieurs reprises des femmes qui étaient exceptionnellement autorisées à rester la tête couverte pour cause de pureté religieuse quand les autres femmes, les « mécréantes », les « prostituées » (c’est ainsi que les non voilées sont perçues à leurs yeux) avaient l’obligation, elles, de respecter l’interdiction de se couvrir la tête. Certains ont le droit de contrevenir aux lois dès lors qu’ils font partie des « autres » et sont bien entendu dispensés de tout devoir quand les Français descendants de Français ne peuvent prétendre aux mêmes droits mais ont par contre l’obligation de s’en tenir aux seuls devoirs.

Une loi existe depuis le 11 octobre 2010 pour interdire le niqab intégral, et l’élue Benbassa censée montrer l’exemple compte tenu de ce pourquoi elle est payée, encourage sans vergogne à désobéir à la loi. Partant de ce principe et en suivant son exemple, nous pourrions donc considérer que nous pouvons comme elle enfreindre celles-ci sans état d’âme. A quoi bon dans ce cas respecter la limitation de vitesse sur la route ? A quoi bon s’abstenir de fumer au restaurant puisque Mme Benbassa nous enjoint d’outrepasser la loi à notre convenance ?

Pour celle que des méchantes langues surnomment « la méduse urticante », avoir exclu la niqabée relèverait d’une « manière de fonctionnaire ». Elle a même ajouté qu’aller voir un opéra durant 2h30 d’affilée suffisait pour considérer que vous avez une culture occidentale et que cette niqabée n’était donc pas – je cite – « totalement perdue pour l’Occident ». Ce qui revient à dire que pour les personnes voilées ou non qui ne vont pas à l’opéra, il pourrait subsister quelques doutes.

Selon elle « l’Opéra n’est pas un service administratif de l’Etat. On paye sa place, on peut y aller en robe longue »… Sauf qu’une élégante robe longue de soirée, portée par respect pour le prestige du lieu, n’est absolument pas comparable à un niqab, tenue marquant l’infériorité de la femme par rapport à l’homme et marquant supposément la pureté en opposition aux femmes impures qui ne la portent pas. Sauf aussi que partant du principe qu’on peut faire tout ce qu’on veut dès lors qu’on a payé sa place peut signifier qu’on pourrait dans ces conditions se rendre à l’opéra avec une simple feuille de vigne côté face, voire pourquoi pas avec un plug côté pile.

Décidément désireuse de promouvoir les bienfaits du communautarisme religieux et sectaire, celle qui arbore une chevelure rouge aux colorants sans doute très peu écologiques, était conviée à participer à un congrès à Nantes dont le thème était « Chrétiens, juifs, musulmans : 15 siècles de cohabitation en Europe et demain ? ». Selon le site de l’événement, il paraîtrait qu’il existe «un héritage multi-religieux européen » dont l’islam ferait partie.

Evidemment, si l’on considère que l’esclavagisme arabo-musulman pratiqué sur les populations blanches et chrétiennes durant plus de 1 000 ans est une cohabitation et un héritage enrichissant, on ne s’étonne plus que certains considèrent comme de l’art consommé un godemiché gonflable.

http://ripostelaique.com/ce-fichu-peuple-francais-qui-refuse-a-la-fois-les-sextoys-anaux-et-les-voilees-integrales.html

Tag(s) : #Anti-France

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