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A Jean Lassalle - Lettre ouverte de son ami Alexis Arette
Ce 1er avril 2017
Cher Jean,
J’ai été enthousiaste à te voir entrer en campagne, bien que je ne prévoyais pas pour celle-ci le succès que tu en escomptais. Mais n’ayant pas voté depuis 20 ans, tu m’offrais l’occasion d’urner pour toi avec plaisir. Ensuite est venue la curiosité, car je me demandais quels arguments de bon sens allais-tu opposer aux crocodiles très officiels des « partis de Gouvernement ». J’ai eu ensuite quelque inquiétude à constater que tu n’abordais jamais la chose la plus grave que subissait le pays, soit son invasion par des étrangers qui désiraient substituer leur république à la nôtre. Ensuite sont venues déceptions sur déceptions quand la presse a relaté tes fougueuses embrassades avec Macron qui me semblait mandaté par les banques pour faire basculer la gauche des enfoirés dans le camp libéral. J’ai certes pensé que tes embrassades étaient de convenance, comme celles que prodigua le misérable Chirac à Saddam Hussein pour en tirer parti, mais à la vacuité morale de ce personnage s’ajoutaient peut-être les signes précurseurs de l’idiotisme qui viendra l’emporter. Certains d’ailleurs ne manquent pas de supposer que ton héroïque grève de la faim aurait pu te laisser aussi quelques séquelles mentales. En tout cas, tu ne sembles plus du tout le même qui entonnait notre hymne pyrénéen pour marquer ta différence à l’Assemblée nationale, provoquant ainsi la stupéfaction du président Debré, que les esprits éclairés nommaient « crème d’Andouille »
Quel homme, Jean, es-tu en train de devenir ?
Certes, tu es gaulliste et ce n’est pas un signe d’intelligence. Mais tu tiens cela de ton père qui lui avait des excuses, comme tous les prisonniers de guerre qui voulaient espérer. Mais je pense que tu aurais pu éviter de te recommander du « Conseil National de la Résistance » pour t’en prendre au régime de Vichy, alors qu’à l’époque tu n’étais pas né. Tu as donc appris l’histoire qu’a écrite la caste de ceux qui n’ont espéré de la libération que l’avantage de s’installer à l’auge républicaine, et qui se sont odieusement repus sur la prédation populaire ! Ce sont leurs héritiers qui sont aujourd’hui au pouvoir. Ce sont ceux qui tuèrent beaucoup plus de Français que d’Allemands qui reçurent les postes-clés de notre économie des mains de De Gaulle. Ce n’est pas de la Résistance que tu as appris l’histoire : c’est de ceux qui ont constitué le profitariat de la Résistance, de sorte que Jean Paulhan Grand Officier de la Légion d’honneur au titre de la Résistance et homme « de Gauche » tellement indigné, a pu écrire :
« D’être résistant, je n’en tire aucune fierté : plutôt de la honte. Tout ce que je me propose de dire c’est que ni Maurras, ni Brasillach, ni Pétain n’ont été jugés ! C’est qu’il n’y a pas eu 400 000 Français qui ne se sont vus à la « libération », exécutés, envoyés au bagne, révoqués, ruinés, taxés d’indignité nationale et réduits au rang des parias, c’est qu’il n’y a pas eu un seul de tous ceux-là qui n’aient été frappés au mépris du droit et de la justice ! » (Lettre aux directeurs de la résistance).
Il eut été décent qu’après ton périple à travers la France tu t’en fusses tenu à la situation que tu avais constatée pour demander réparation pour les opprimés de la République qui le furent tout d’abord par le pouvoir gaulliste. Or, tu as préféré reprendre les accusations des salopides qui constituent l’armature du Régime prédateur. Cela te vaudra-t-il un strapontin dans le gouvernement de Monsieur Macron ?
Mais peut-être pourrais-tu mieux t’informer si tu ne veux pas mourir imbécile…
Tu pourrais d’abord lire « La nuit sans aube », de celui qui fut un grand préfet après avoir été un résistant exemplaire, Gabriel Delaunay. Il montrait dans cet ouvrage comment les communistes avaient fini par contrôler la Résistance afin, par des attentats imbéciles, d’obliger les Allemands à exercer des terribles représailles, et cela, pour créer ce climat de colère aveugle nécessaire à l’établissement de la république soviétique ! Et un instant il y eut une tentative de république occitane de cet ordre ! Bien sûr, ce livre honnête fut presque entièrement occulté par la maffia Bolcho-Gaulliste qui voulait imposer la légende de son honorabilité ! Et Delaunay, avec qui je pus discuter après mon retour d’Indochine devait me dire : « Vous n’imaginez pas combien ils sont petits ! »
Et oui Jean, la résistance ça n’a pas été seulement l’esprit d’Estienne d’Orves, ça été un mélange de héros et de crapules ! Et c’est des crapuleux que tu as appris l’histoire !
Tranchant dans le mensonge politique, tu pourrais lire ensuite l’ « Histoire de Vichy », de François-Georges Dreyfus, qui, étant Israélite, n’a pas pu être trop malmené par la secte. Dreyfus a montré la situation extrêmement difficile de ce gouvernement reconnu légitime par tous les pays, y compris la Russie, pris entre l’occupation allemande et la colonisation soviétique de la Résistance. Et en tant que juif, Dreyfus a pu dire qu’il ne devait la survie des siens qu’à la politique du Maréchal Pétain car, à comparer les chiffres, il n’y a pas d’équivalence entre ce que devait subir la communauté juive de France et le sort affreux par exemple de la communauté juive Polonaise ! Cependant, récemment, un politique Français n’étant pas juif a été condamné pour avoir osé dire qu’en France la répression Allemande avait été moins dure qu’ailleurs. C’est encore aux fils spirituels de De Gaulle que nous devons cette volonté systématique d’interdire l’enseignement de l’histoire.
Il m’est arrivé un jour d’évoquer dans un article les bruits qui avaient couru d’une résistance qui aurait été favorisée par Vichy, en souhaitant que toute lumière fût faite. Comme mes écritures circulaient plus loin que je ne pensais je reçus dans la semaine une lettre de Jean Eschbach, qui, adolescent fut agent de liaison dans le réseau alsacien « Martial » où résistait son père, avant de s’engager à la libération dans la brigade « Alsace Lorraine ». Nous correspondîmes et il me conta comment Paul Dungler, fondateur de « la 7ième colonne d’Alsace et chef du réseau « Martial », avait été reçu par le Maréchal Pétain grâce à un réseau d’amis intermédiaires. Le Maréchal se montra d’une extrême méfiance mais après une discussion extrêmement serrée, alors que Dungler pensait la partie perdue, le Chef de l’Etat se lâcha :
« Trêve de plaisanterie Monsieur, n’oubliez pas que je suis envahi de solliciteurs de tout genre, et de flagorneurs qui veulent me faire dire ce que je ne peux pas dire, et qui cherchent à comprendre ce que je ne peux pas leur faire comprendre ! Je vois que j’ai affaire à un Alsacien de la vieille école à qui on peut faire confiance ! Non seulement j’approuve ce que vous faites, mais je dirais même plus : Si vous n’existiez pas il faudrait vous inventer… »
Et c’est ainsi que Paul Dungler reçut 500 000 francs qu’il fallut déguiser sous une subvention à la recherche textile. Dès lors en contact avec les services secrets de Vichy, Dungler put établir un réseau de renseignement dont, avec l’aval du Maréchal, il communiqua également les données à Londres. C’est dire que tout était encore possible, mais que tout fut perdu par la priorité que De Gaulle accorda à la résistance communiste sur la résistance nationale. Et c’est ainsi que le déserteur Thorez devint ministre et que des secteurs décisifs de notre économie furent livrés aux staliniens.
A la suite de nos entretiens, Jean Eschbach a écrit : « Au cœur de la résistance Alsacienne », un témoignage incontournable sur cette époque. Il y est également conté comment les services de Vichy préparèrent l’évasion d’Allemagne du Général Giraud, que le Maréchal reçut le soir même avant de lui confier la préparation de l’armée de la revanche en Afrique du Nord.
C’est de cette armée qui ne lui devait rien que De Gaulle s’empara avec l’aide des communistes, après le débarquement des Américains.
Et c’est ainsi que par négligence de l’histoire, l’homme honnête que tu es est semble devenir complice et des trafiquants de l’histoire, et des repus qui ont fait de la République une foire d’empoigne.
Mais il est au moins un autre secteur qui aurait du au moins t’éclairer, puisque tu es né paysan, et c’est la situation actuelle de notre agriculture ou les suicidés battent tous les records du désespoir. Comment as-tu refusé de voir que le massacre découlait de façon inexorable de la ganache étoilée qui avait ainsi exprimé son projet : « Les paysans, c’est comme les anciens combattants ! Quand il n’y en aura plus, le problème sera résolu ! » Evidemment, comme le Maréchal avait affirmé « La terre ne ment pas ! », il fallait faire mentir la terre pour se venger de celui qui avait signé l’armistice, pour éviter à la France le sort de la Pologne. Et la réussite est presque totale avec, cerise sur le gâteau, l’extermination programmée des harkis
Certes, le centrisme dans lequel tu t’es complu trop longtemps a une énorme part de responsabilité dans ta triste orientation intellectuelle. Car enfin, lorsque sur de mauvais conseils François Bayrou a avalisé, subventions à l’appui, la colonisation du Béarn par la secte occitane, tu avais encore suffisamment d’influence pour t’élever contre l’outrage fait à notre tradition et à l’esprit de Siros à qui tu devais quelque chose ! Nous espérions et rien n’est venu. Les inscriptions occitanes salissaient nos murs avec la revendication : « Les Français dehors ! », et tu n’en as rien vu. Au contraire, tu as continué jusqu’ à il y a peu à te produire au festival d’Oloron pour donner le change, alors que je t’avais donné l’exemple en t’imposant sur les tréteaux de l’ancien qui doit savoir se retirer pour donner ses chances à un jeune, fut-il encore maladroit !
Cependant, un jour menacé électoralement, tu t’es inscrit pour participer à un repas de « L’institut Béarnais et Gascon » que tu avais jusqu’alors superbement ignoré. Mes amis t’ont renvoyé ton chèque car ta venue sentait trop la tribune de raccroc. Je suis très triste, Jean, de ce que tu deviens après avoir été un espoir de notre ancienne souveraineté. Et je ne suis pas sûr que tu puisses te reprendre après avoir embrassé cette petite déjection mondialiste de Macron, laquelle, après avoir fait génuflexion devant l’Islam, a déclaré que la culture Française n’existait pas !
C’est rarement, Jean, que l’histoire repasse les plats. Mais je le souhaite pour toi.
Pour te donner une apparence guerrière en fin d’une période oratoire devant un public insignifiant, tu as fredonné l’air du « Chant des partisans » que quelques planqués composèrent loin des combats. Mais tu n’as pas précisé quel « sang noir » désirais-tu voir « sécher au grand soleil sur la route ! ». Mon âge ne me permettra pas certainement de partager ces échéances, hélas très prévisibles de la guerre civile que le mensonge a préparé. Mais dans le cas contraire, quel désappointement c’eut été pour moi de ne pas nous retrouver sur la même barricade !
Alexis Arette - Paysan- Combattant volontaire.
Tag(s) : #Anti-France

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