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Nabil déteste les femmes, les bus, et trouve qu'il y a trop de blancs en France

Le 18 février Nabil Mhiri, 40 ans, était condamné à huit mois de prison pour harcèlement envers plusieurs jeunes femmes dans le centre d’Amiens et pour avoir menacé au couteau un professeur dans un centre de formation, l’IREAM rue du Québec. Mhiri y avait été admis en septembre 2016 pour des cours de boulangerie. « Dès le premier jour ça s’est mal passé, ils ont voulu me faire faire du pain au lard, mais moi, je ne touche pas au porc », justifie-t-il. Ses professeurs et ses condisciples décrivent une attitude agressive : coups d’épaule uniquement à l’encontre des jeunes femmes non-musulmanes, menaces de « baffes », menaces de mort. Un professeur s’est retrouvé en arrêt maladie après que Mhiri eut brandi un couteau face à lui. 

Il répondait de pas moins de huit délits commis en 2016 et début 2017 correspondant à ses obsessions : les jeunes filles régulièrement harcelées parce qu'il estime leur tenue trop légère, sa haine des « mécréants » et sa détestation du personnel du réseau de transport Amétis.

Le 31 janvier, l’une des jeunes filles porte plainte décrivant cette persécution comme un « cauchemar ». Elle décrit ce musulman « un Maghrébin de forte corpulence, barbu, m’attend tous les jours à la gare. Il me suit jusqu’au lycée. Il me retrouve le soir. Il me prend en photo. Hier, il a collé son visage à la vitre du train. J’ai peur ». Une autre usagère de la SNCF porte plainte à son tour, décrivant les mêmes faits de harcèlement avant d'ajouter que Mhiri lui a enjoint de « ne pas montrer ses jambes ».

Les policiers collationnent alors une dizaine de mains courantes qui décrivent du harcèlement, des réflexions, des agressions dans Amiens depuis 15 mois. Nabil Mhiri reconnaît partiellement les faits : « Je voulais juste faire connaissance, leur parler, je m’y suis sans doute mal pris. Si je suis souvent à la gare le matin, c’est que j’y passe en sortant de la mosquée ».

S’ajoutait à son passif une série d’agressions contre des employés et des usagers d’Ametis, la société de bus amiénoise, sur laquelle il semble faire une fixation au point que par décision de justice il lui a été interdit de monter dans ses bus, avant qu’un autre juge ne lève l’interdiction dans le seul but de lui permettre de rencontrer son conseiller d’insertion.

En avril 2016 il a menacé de mort un chauffeur.

Jeudi, celui que les habitués de la gare surnomment M. Pyjama en raison de ses pantalons amples, comparaissait de nouveau pour l’agression d’une jeune femme et un esclandre à un arrêt de bus. Il était convoqué à 8h30 au tribunal pour répondre des insultes et des menaces sur un chauffeur de bus.

Le 7 mars, une femme a témoigné du fait que Nabil l’insultait à chaque fois qu’il la croise : « Salope, putain, tu mets des décolletés ». La veille, à un arrêt de bus, il avait franchi un cap en la projetant au sol et en se jetant sur elle. Un chauffeur avait dû intervenir, que le prévenu avait menacé de représailles. Il lève les yeux au ciel à l’énoncé de cette accusation : « C’est elle qui a insulté ma mère, moi j’ai rien fait. Et le chauffeur, c’est son petit ami ».

Le 30 mars, il a surveillé pendant toute la journée une employée d’un magasin, place de la Gare, qui comme stagiaire de l’IREAM, avait témoigné de sa violence. Il l’a abordée en fin de journée : «  Pourquoi t’as fait un faux témoignage ? Salope, toutes les Albanaises sont des putes comme toi, rentre dans ton pays ». Il lui a ensuite arraché son téléphone portable, devant témoin. À la barre, il se défend : « Je n’ai rien fait, j’ai juste demandé des explications, c’est elle qui me manque de respect ».

À l’IREAM, un témoin a entendu Mhiri proférer : « Mécréants », « sales cons de blancs, y’a trop de blancs en France », « y’a pas assez d’attentats », « un bon homme est un soldat de Daesh ». 

Il a finalement été relaxé pour ce dernier délit...

« Il est malade, diagnostiqué schizophrène depuis l’âge de cinq ans, plaide Me Yahiaoui, et malgré dix condamnations, on n’a toujours pas réalisé d’expertise psychiatrique. Sa place est à l’hôpital, pas en prison ». Actuellement, il est incarcéré mais sinon, « il traîne à la gare, le lieu des désespérés, qui ont l’impression que la verrière les protège ».

L’argument semble porter : Nabil M n’écope que de trois mois de prison avec sursis comportant l’interdiction d’entrer en contact avec les victimes et de fréquenter la gare et ses abords.

http://www.courrier-picard.fr/34373/article/2017-06-01/il-deteste-les-femmes-et-les-bus 

http://www.courrier-picard.fr/11700/article/2017-02-18/le-vieux-garcon-voulait-quelle-couvre-ses-jambes

Tag(s) : #Faits divers

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