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Suite au vol de détonateurs et d'explosifs sur le site de Miramas, la direction de Corpguard a été sollicité par France 3 PACA.

https://www.youtube.com/watch?v=hj6tuaaboTI&feature=youtu.be

Dans la nuit du 5 au 6 juillet, 200 détonateurs et des explosifs ont été dérobés dans un dépôt militaire à Miramas. La justice et l'armée ont chacune ouvert une enquête et le ministère de la Défense a demandé en interne une évaluation de la protection de l'ensemble des sites militaires de stockage de munitions.

Un ou plusieurs individus se sont introduits ce week-end dans un dépôt de munitions de l'armée de Terre, le 4ème Régiment de matériel, à Miramas (Bouches-du-Rhône), repartant avec de nombreuses munitions. L'effraction se serait produite dans la nuit de dimanche à lundi.

Le ministère de la Défense a annoncé mardi avoir demandé en interne une évaluation «sous quinzaine» de «la protection de l'ensemble des sites militaires de stockage de munitions».

Cette évaluation, demandée à la Direction de la protection des installations, moyens et activités de la Défense (DPID), permettra de «proposer les mesures correctrices qui s'imposeraient», précise le ministère dans un communiqué

Selon une source proche de l'enquête, le ou les malfaiteurs ont pénétré dans l'enceinte après avoir découpé le grillage. Selon nos informations, ils ont emporté au moins 160 détonateurs, 70 bouchons allumeurs, 40 grenades et 10 pains d'explosif de 250 grammes.

Ce matériel a été signalé manquant, mais lundi soir l'inventaire était toujours en cours. D'autres matériels pourraient avoir été dérobés. Mardi matin, les enquêteurs n’avançaient encore aucune hypothèse définitive. A la piste du grand banditisme s'ajoute désormais la crainte du terrorisme. La gendarmerie est chargée de l'enquête et l'affaire a été signalée au plus haut sommet de l'Etat.

Le site est une plateforme logistique de l'armée de Terre, un lieu de stockage de matériel pour les opérations extérieures en Afrique et de stockage de munitions (la base a notamment servi lors de l'intervention de la France au Mali). Étendu sur 250 hectares, il «est entouré de deux rangées de grillage sans caméra de surveillance», indique Europe 1. Environ 200 personnes y travaillent.

Le vaste terrain est situé à quelques centaines de mètres de la ville de Miramas elle-même. De grands bâtiments y abritent du matériel et, à quelques dizaines de mètres de la route qui longe le terrain militaire, sont alignées derrière deux grillages surmontés de barbelés des dizaines de petites constructions, semblables à des petites maisons à un étage, avec une seule fenêtre: c'est ici que reposent, à demi enterrées, les munitions.

Interrogé sur France Bleu Provence, ce mardi, le maire socialiste de Miramas, Frédéric Vigouroux, s'est dit très inquiet et très surpris. «C'est un établissement qui est pourtant très verrouillé, très surveillé. Tous les services de l'Etat sont sur des charbons ardents.» L'élu a lui aussi ajouté que toutes les hypothèses étaient possibles à l'heure actuelle.

(…)

http://www.leparisien.fr/faits-divers/miramas-vol-de-detonateurs-et-d-explosifs-sur-un-site-de-l-armee-07-07-2015-4925741.php

Tag(s) : #Anti-France

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