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Attentat de Nice: des huissiers et policiers dans les imprimeries de Paris Match

Deux huissiers, accompagnés de trois policiers, se sont rendus dans les locaux des imprimeurs de l'hebdomadaire, ce mardi 1er août, à la demande du procureur de la République de Paris. Cette décision intervient après le jugement de la justice, concernant la publication des photos de l'attentat de Nice, le 13 juillet.

C'est la "stupéfaction".

 

Les employés des imprimeurs de Paris Match ont constaté, avec étonnement, l'arrivée de deux huissiers, "pour l’un d’eux accompagné de policiers armés", dans leurs locaux, ce mardi 1er août, indique un communiqué de l'hebdomadaire

 

Ils ont été envoyés à la demande du procureur de la République de Paris "afin de vérifier la bonne exécution de la décision du 13 juillet", est-il justifié. 

La justice n'avait pas ordonné le retrait des kiosques du numéro de Paris Match, contenant des images de l'attentat de Nice issues des bandes de vidéosurveillance, publié le 13 juillet. Toute nouvelle publication de photos avait néanmoins été interdite.

C'est pour cette raison que les huissiers se sont déplacés dans les locaux des imprimeurs du magazine. "Ils se sont fait remettre sous la contrainte tous les documents relatifs à l’impression du numéro contenant les images déjà poursuivies de l'attentat de Nice, au prétexte que Paris Match aurait pu tenter de faire disparaître ou maquiller des preuves et de faire pression sur ses imprimeurs", dénonce le média. 

 

"Le respect de la liberté de la presse suppose un certain discernement dans l'usage de la force publique à l'encontre des éditeurs et de leurs imprimeurs. Cet usage de la force publique, inédit dans l’histoire du journal, est exorbitant", alerte l'hebdomadaire, qui précise qu'il "a toujours respecté les décisions de justice, et n’a pas pour habitude de dissimuler quoi que ce soit ni de faire pression sur ses imprimeurs".

Une polémique avait éclaté lorsque Paris Match avait révélé vouloir publier des photos de l'attentat de Nice, dans un numéro à paraître le 13 juillet. Les proches des victimes, les kiosquiers niçois et certains élus, à l'instar de Christian Estrosi, s'en étaient indignés. Un référé (une procédure permettant de demander des mesures provisoires mais rapides) avait été demandé pour interdire la diffusion par le parquet de Paris, ce que la justice avait refusé. 

http://www.nicematin.com/medias/attentat-de-nice-des-huissiers-et-policiers-dans-les-imprimeries-de-paris-match-158308 

Tag(s) : #Manipulation

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